De mon canapé…

Oui je vous écris de mon canapé…où j’ai passé mon week-end…

Ce même week-end de fin mars que j’aurais dû passer baskets aux pieds dans les paysages enchantés de Ouarzazate… Oui c’est peut être anecdotique dans le contexte, mais j’y ai quand même beaucoup pensé. Bien rappelé à l’ordre par #marichéri qui n’a pas manqué de me faire remarquer « toi qui voulait partir 5 jours en goguette tranquille sans nous, te revoilà pour plusieurs semaines H24 à la maison, et bam ». L’amour, l’amour…

Avant d’entrer en confinement, et après avoir écouté ce podcast , j’avais enfin acheté « De mon canapé  à la course la plus dure du monde » de Grégoire Chevignard. J’étais assez perplexe après le podcast. Mais j’ai commencé à le lire et j’ai très vite bien accroché.

Je ne vais pas en faire une chronique si poussée que pour celui de Cam Dewoods (ici), mais dans un style bien différent je te le conseille tout autant.

Ce que j’ai aimé c’est qu’il est « sans filtre ». Pas du tout dans « ce qu’il faut faire », ni dans la « bien-pensance ». Des bonnes réflexions de quadra parisien, qui ne cache pas que l’ego peut être une motivation bien puissante.

C’est aussi le journal d’un non-convaincu. De quelqu’un qui n’aime pas particulièrement ça et qui l’écrit encore même après avoir bouclé des courses incroyables. En gros, ici on ne ré-écrit pas l’histoire. Oui c’est débile d’aller courir le matin d’hiver alors qu’on pourrait dormir.

On retrouve aussi le chemin initiatique du coureur qui navigue dans les forums pour y lire des conseils qu’il n’appliquera pas, qui change de médecin jusqu’à trouver celui qui va dire ce que tu as envie d’entendre, … Il n’empêche qu’à la page 102 j’ai enfin trouvé une méthode de laçage qui pourrait bien me faciliter la vie (quand j’aurai le droit de retourner courir plus loin que le bout de mon jardin)

Et enfin, ce qui ne gâche rien, j’aime beaucoup la plume. Quite à lire près de 370 pages, autant que ce soit bien écrit. Et le rythme des différentes séquences est aussi très entraînant.

« Je découvre petit à petit que ce n’est pas parce que la course à pied est simple que c’est facile » p. 43

« Si le papillon de nuit aime tant la lumière, pourquoi ne vit-il pas le jour? Le coureur de marathon c’est comme un papillon de nuit: un paradoxe » p. 58

« Le cerveau représente 2% de la masse corporelle et accapare 20% de l’énergie consommée par le corps. Si j’arrête de pense, est-ce-que je cours plus vite et plus loin? » p. 106

« Mais papa c’est normal que  personne ne te double: ils étaient tous devant toi! » p. 146

« C’est idiot, dangereux et cela ne sert à rien; cela nécessite une longue préparation et ne s’improvise pas. Bref c’est irrésistible! » p.180

et une très bonne pirouette pour répondre au « pourquoi tu cours » mais que je n’ai pas réussi à retrouver en le feuilletant 😉

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