Tizi’N Trail 2022 (FàQ 1/2)

Celui là vous en entendez parler depuis quelques années, je crois que ça trotte dans ma tête depuis 2018…l’inscription est faite depuis mi 2019 (je devais même être en congé mat’, c’est dire…). Eh bien cette fois, incroyable mais vrai, I did it! Autant aller tout de suite à l’essentiel, c’était une expérience incroyable, magique, magnifique, qui restera longtemps gravée dans mes souvenirs et qui méritait bien de se faire désirer quelques mois de plus.

Plutôt que de m’embarquer dans un loooong compte-rendu, on prend l’option « foire aux questions » pour se replonger dans cette aventure marocaine. (retour plus détaillé sur instagram, avec 3 posts et les stories à la une en immersion)

> T’es parti toute seule?

Une des questions qui revient le plus souvent. Alors, oui je suis partie toute seule, dans le sens où j’ai décidé toute seule d’y aller, sans chercher de comparses pour m’inscrire. Mais pas complètement puisque je m’y inscrivais avec les Trail entre Elles, ce qui me garantissait de croiser des acolytes, connues ou pas encore, une fois sur place.

J’aime beaucoup ces projets solo, ça permet de partir vraiment « libre » et de faire ce qui me plait sans autre contingence (mon propre planning est déjà suffisamment biscornu que j’aurais du mal à me restreindre en fonction de disponibilités d’autres), et c’est encore plus facile pour rencontrer du monde une fois sur place. Jusqu’à présent dans ce genre d’expérience je me suis souvent raccrochée à des contacts « virtuels » qui donne l’impulsion, et grand MERCI à elles pour ça!

Le hic? C’est qu’à chaque fois on fait de nouvelles rencontres, toujours aussi chouettes, et qu’on repart aussi avec plein de nouveaux projets en tête ou de nouvelles propositions en cours et à venir !

Retours sur les précédentes aventures du genre:

J’en parlais aussi déjà dans le portrait GoGirlz (du Tizi et des Calanques avec les TEE)

J-1…Cette fois on y croit!

> Quelle prépa en amont?

Petit rappel sur le format, course sur 3 jours, des étapes entre 20 et 30 km avec dénivelé, au Maroc. Bivouac et repas fournis (c’est important :), on ne transporte que son eau et grignottes pour la journée sur le dos et il y a un ravito.

Very good question! A laquelle je serai bien en peine de répondre. Pour replacer dans le contexte, je me suis inscrite quelques mois après la naissance du petit 2ème, en me disant que ça serait un bel objectif pour ses 1 ans. J’étais donc partie sur l’édition à Ouarzazate de mars 2020. C’était peut être un chouille ambitieux en objectif de reprise, mais aussi une belle motivation. Finalement je me suis retrouvé embêtée avec un TFL fin 2019, et j’ai pris l’option de rebasculer sur le mode rando (c’est un des gros avantage de cette organisation) qui me rassurait davantage. L’idée étant de se faire plaisir avec ce projet et pas de se mettre un stress de dingue sur les semaines qui précédaient en me demandant toutes les cinq minutes si ça passerait…Et puis mars 2020 est passé par là, confinement, fermeture des frontières, rayon d’1 km et tout le toutim… il y a eu une proposition de report en mars 2021, que j’ai saisi mais sans trop y croire (et donc sans trop me re-préparer), puis octobre 2021 qui ne m’allait pas niveau calendrier, et zou direction mars 2022. Le lieu avait changé avec un peu plus de dénivelé dans les étapes. J’étais toujours dans un faux rythme sportif, en n’ayant pas encore repris les distances que j’affectionnent le plus (trails de 30-40 km). Pour autant j’ai conservé de la régularité, fait quelques petites randos, repris quelques dossards (sur 5km route, my god quel décrassage, et des trails de 10-15km), et deux-trois sorties spécifiques avec des grimpettes entre midi-deux. Mais pas forcément de long, ni de bi-quotidien comme j’aurai aimé pouvoir faire pour préparer l’enchainement de trois jours.

Donc au final, pas de prépa spécifique, mais quand même l’avantage d’avoir un bel objectif en ligne de mire, qui motive à se bouger les jours de flemme ou de sur-booking dans le planning 😉 Le tout sans me mettre la pression, je ne le voyais pas du tout comme un objectif performance mais comme un séjour plaisir. Il n’y a pas de barrières horaires donc pas d’angoisse de « rater le coche », et je connais ma capacité à ne pas me mettre dans le rouge pour durer, c’était un peu l’idée: doucement mais sûrement, un pas après l’autre. Je suis restée dans cette optique en faisant le choix de m’aligner sur le format « rando », histoire de passer encore plus de temps sur les sentiers et de prendre plein de photos, mais aussi soyons honnêtes de gérer prudemment le truc…

J’ai aussi commencé un diplôme en préparation mentale et techniques d’optimisation du potentiel (TOP) en janvier, ça m’a donné l’occasion de tester certaines approches en conditions réelles, tant dans la prépa que le jour J, et ça c’était top!

En prendre plein les yeux (et plein les pieds 😉

>Quel était le niveau de difficulté? Pas trop dur de gérer la chaleur?

Pour la chaleur, c’était clairement une de mes principales inquiétudes. En partie parce qu’avec une course en mars, tu t’entraines surtout dans le froid et la pluie (coucou mon marathon cramé) Mais finalement mes sols boueux et/ou gelés n’étaient pas si éloignés des conditions du jour J. Niveau température, c’était largement supportable. Je n’ai pas vérifié mais je pense qu’on n’a pas du dépasser les 25°, certaines parties étaient agréablement ombragées et vraiment ça n’a pas été un souci. Si on veut parler température, c’est plus la fraicheur de la première soirée qui était surprenante (bien qu’annoncée, on était en altitude). En regardant les stories des copains sur le Marathon des Sables quelques jours plus tôt j’ai changé mon choix de duvet pour un plus chaud et aucun regret. Idem pour les chaussettes étanches qui étaient bien isolantes et on gardé les pieds au chaud pour le perfect look claquettes-chaussettes. Et les tapis givrés avec le lever de soleil au petit matin, sublime!

Pour le niveau de difficulté, ça reste particulièrement accessible. Pas de barrières horaires, le libre-choix course/rando et la possibilité de switcher en cours de route, le confort des bivouacs et des repas, font que le ratio plaisir/souffrance reste agréable 🙂 Les paysages sont évidemment magnifiques et rendent toute l’expérience encore plus belle, tout comme les rencontres. Pendant un temps j’ai crains d’être « frustrée » de partir sur la rando, de n’être qu’en mode « ballade ». Mais le terrain reste exigeant et les tracés de chaque journée assez conséquents, ce qui permet d’être bien cramée même en marchant, exactement ce que je recherchais. J’ai l’habitude de plutôt compter en durée qu’en kilomètre, ça me donne un meilleur aperçu de l’effort fourni… 5h45 le premier jour, 8h le deuxième, 3h50 le dernier. J’utilise aussi souvent comme ratio le fait de vouloir passer plus de temps en course qu’en transport… si on excepte les transferts en mini-bus, on est bons 😉

***

Pour rester sur un article digeste, je coupe ici et ferait une prochaine salve de questions la semaine prochaine (et puis ça fait durer le plaisir 🙂

N’hésite pas à en ajouter de nouvelles dans les commentaires, à me dire si tu es déjà parti sur ce genre d’aventures, si ça te fais de l’oeil , …

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